Le vieux moulin avait été choisi en raison de son isolement, à l'écart des routes principales. La construction s'élevait au bord d'une rivière, entourée de bois, de forêts. Une seule piste défoncée y conduisait. A dire vrai, peu de personnes connaissait son existence ou s'en souvenait. L'oubli de la vieille bâtisse était là sa meilleure défense, sa meilleure protection contre toutes formes d'intrusion et de curiosité. Le cercle restreint des adeptes, admis à fréquenter la Roue, surnom qui lui avait été donné, abritait des rencontres d'hommes et de femmes, novices et initiés. Les candidats étaient minutieusement sélectionnés et triés sur le volet, ayant tous fait un séjour prolongé au prieuré de Dorian. C'était une quête érotique puissante et sans retenues, sans tabous. Jeux sexuels, supplices et tortures raffinés. Mais au delà et le maître des lieux le savait, il existait une sphère méconnue, une dimension cachée pour un grand nombre.
il serait esclave, livré aux mains expertes de 3 jeunes maîtresses qu'il avait lui même formé. Il avait toutefois exprimé le souhait d'être en présence de 2 autres jeunes créatures également attachées et contraintes. Il voulait en goûter, en savourer pleinement le spectacle et en jouir.
piliers de pierre occupaient le centre de l'espace, reliés entre eux par des barres transversales en métal. Y était accroché plusieurs poulies, courroies et cordes de bondage. La pièce de belle taille était dallée, 2 larges fenêtres ouvrant sur la rivière laissaient entrer la lumière argentée de la lune. l'air frais nocturne, saturé d'odeurs, le parfum entêtant de l'eau mélangée aux senteurs végétales, emplissaient l'atmosphère de son souffle humide . Les puissantes stridulations des insectes de nuit, ajoutaient à l'ambiance une touche vaguement menaçante. Des torches, de part et d'autre de la pièce, éclairaient les lieux, projetant aux murs des ombres mouvantes.
2 jeunes femmes aux traits fins et hanches étroites, entièrement nues, étaient attachées, face à face, sanglées dans des harnais. Des pinces emprisonnaient leurs pointes de seins. Des chaînettes d'acier reliées aux barres supérieures exerçaient une tension tout en étirant leur poitrine vers le haut. Des liens judicieusement fixées au piliers les maintenaient dans une position inconfortable, Toutes 2 en déséquilibre à se toucher, leurs bouches se frôlant. Cette posture particulière était fortement appréciée par les maîtres. En effet, non seulement celle-ci mettait en valeur, en relief, les croupes offertes aux coups de martinets et à la sodomie, mais aussi, parce que les 2 suppliciées alors unissaient leur souffle en de longs baisers langoureux, sous la morsure du fouet. Dorian leurs faisait face, un collier de soumission autour du cou, le haut des cuisses et épaules entravées par des courroies reliées à une large brassière de cuir tressé. Celle-ci lui comprimait la taille, plusieurs sangles fixées dans le dos, permettaient la suspension par des anneaux et mousquetons.
Un cercle de métal lui enserrait la base des bourses, une bague en argent ornait son pénis. Son pubis avait été soigneusement épilé.